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Tome quatrième.
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& mourut de la pefte à Florence, en 1530, à l’âgede quarante-deux ans.

Quelques-petfonnes ont penfé que fi le Sarto avoitfait à Rome un plus long Fjour, il auroit égalé lesplus grands maîtres de l’art. Je croirois plutôt avecFélibien que ce peintre fut tout ce que lui pérmet-toit d’être fon carâftèrë perfonnel. Il n’a pas mis dansfes ouvrages toute l’élévation de Raphaël , parceque. cette élévation n’étoit pas dans fon ame ; il n’apas mis dans fes expreffiens la même variété, pateequ’il n’avoitpas l’exquife fenfibilité- de ce grand pein-er; il lui eit inférieur dans les conceptions, parcequ’il n’àvcit pas le même génie. La nature a preferitaux hommes qui cultivent les lettres & les arts , deslimités-qu’il ne leur eft .pas donné de franchir.

André avoir une bonne couleur , quoiqu’on lui re-proche quelquefois une teinte générale trop rouge,quelquefois des demi-teintes d’un gris verdâtre ounoirâtre. Il pëignoit d’un pinceau très-moëlleux , &cette qualité d’exécution étoït tare de fon temps, parcequ’on étoit encore petl éloigné de l’époque où l’onàvoit abandonné la fécherelfe gothique. Son dellinavoir de la grandeur fans exagération , mais quel-quefois un peu de manière. On compte au nombrede fes chefs-d’œuvre les fujets de la vie de St. Phi-lippe Benizi, qu’il a peints à l’Annonciade de Flo-rence ; les têtes y ont une grande vérité & un boncaraûère ; on y remarque des parties bien drapées,mais on trouve la compofition un peu froide & tropp«u liée. On remarque fouvent dans fes ouvrages descouleurs de draperies rouges d’une extrême fraîcheurSe d’une très-grande beauté, qui femblent lui être pn-r-