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» Tant ufage du fecret du fleur Pîcault, quî a trouve» le moyen d’enlever la couleur des tableaux peints30 fur bois, & de la tranfporter fur une toile. Le, ta-» bleau fut remis au fleur Picault : il eut ordre d’y» travail!*, & la reftauration s’efl: faite avec un
fuccès étonnant; car le tableau eft aâuellement fur» toile, fans qu’on puifle s’appercevoir de l’opération» en aucun endroit : il n’a foufiert la moindre alté-» ration ni dans la partie du deffin, ni dans celle» de la couleur, cc
La figure principale de ce tableau efl: noble & d’unegrande manière ; mais pour bien connoitre tout lemérite d’André del Sarto , il faut le voir à Florence,où font fes ouvrages capitaux.
Le portrait d’André del Sarto, peint par lui-même,,a été gravé par Th. Cruger ; la Madonna del Sacco,J’a été par Grégari.
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(14) Jean-François Penni , de l’école de Flo-rence, né dans cette ville en 1488, Il fut furnomméil fattore, parce qu’il faifoit les affaires de Raphaël ,qui avoit pour lui une tendrelfe paternelle , & quiï’inftitua un de fes héritiers. S’il ne peut être comptéentre les grands maîtres, il fut du moins un artifte d’ungrand talent & d’une habileté très-variée. Il traitoitbien le genre de l’hiftoire, celui du portrait, lepayfage qu’il enricliiffoit de fabriques agréables. Lapeinture à frefque, à l’huile, en détrempe lui étoientégalement familières. Raphaël l’employoit utilement,furtout aux frifes & aux cartons des tapifferies. Aprèsla mort de ce maître, il fut chargé d’achever avecJules Romain les peinturés commencées au Belvé-