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Tome quatrième.
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généralement borné à la peinture monochrome. Il fedifpofoi: à retourner à Rome, 8 c il avoit déjà retiréfes fonds de la banque, lorfque fon valet, tenté parcet argent, l’aflaffina dans fon lit en 1543.

Polidore obfervoit féverement le coftunje : lesvafes, les trophées dont il ornoit fes comp>o (irions,étoient dans les formes antiques. On admiroit dans fesouvrages la variété des attitudes , l’expreflion & lecaraélère des têtes, la nobleffe de la difpofition, l’élé-vation des penfées , le beau jet des draperies. Ce quipeut étonner , c’eft que, ne peignant guere que desefpèces de camayeux, il fut le premier des Romaii squi connut cette magie de clair-obfcur qui confifte àménager de grandes maffes d’ombres & de lumières.Cette induflrie répandoit un grand effet fur fes ou-vrages privés de couleurs. De Piles remarque avecraifon que fon génie étoit plus naturel, plus pur &mieux réglé que celui de Jules Romain.

Le Roi ne poffede de ce maître qu’une efquifie furbpis peinte en détrempe, » Cependant elle eft aff» arrêtée, dit Lépicié, pour donner une idée de l’élc-S> gance du génie de Polidore , &' faire fentir quel» étoit le beau choix de fes attitudes & de fes di r -» pofitions , l’excellente manière dont il favoit jettor» les draperies , & furtout fes excellens principes fur» le clair-obfcur.

Corneille Gort a gravé une grande compofition dece peintre repréfentant l’adoration des bergers. LeMantouan a gravé Marîus qui en impole aux l'oldatsqui viennent pour le tuer; Goltzius a gravé’ deuxSybilles, un Neptune , un Saturne, &c. Mais tra-du&eur infidèle, il a rendu le Polidore maniéré commelui.