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èoftduifit , dit-on ; au tombeau , à l’Efcur'aî eîi t JS9 ,à l’âge de cinquante-huit ans. L’âge auquel il a finirend peu vraifétnblable cette caufe de la fin.
■ (38) Frédéric üarochio, le Barocht , de l’écoleRomaine, né à Urbin en 15Z8, vint à'Rome à l'âgede vingt ans, & vit fes premiers effais encourages parMichel-Ange.- Il- s’appliqua furtout à l’imitation duGotrege noyant comme lui Tes contours, mais leurdonnant plus de corre&ion. C’eft un peintre harmo-nieux, & qui a bien entendu la partie du clair-obfcur,& la fonre des couleurs. Ses ouvragés , malgré leursdéfauts, peignent la douceur'de fort éaraélère & labonté de fes mœurs. Il avoir coutume dé -ne. peindreaucune figure fans en avoir fait-un: anodele en cire :fi la figure dévoit, être vêtue,'il la ‘ drapoit fur cemodèle. Jamais il ne pofoit le modèle vivant, fans luidemander s’il fe trouvoit bien à fon aife dans laÇofe qu’il lui donnoit./C’eft uh ufage- que doiyent fui-vre tous les "artiftes qui ne Veulent introduire dansleurs ouvrages que des attitudes naturelles. Le Barocheeft un dés peintres les plus gracieux de l’école Ro-maine; lès attitudes, font agréables, fes-figures biendrapées 8 c bien deffinées y.fes plis bien formés 8 c net-tement touchés. Ses'têtes de vierge ont ordinairement-la douceur la plus aimable : il avoir coutume de lespeindre d’après fa fœur. Son deffin eft d’une : grandefineffe. C’ëft- enfincomme le" dit M.-C.ochin un-peintre charmant & -infiniment féduâeur ; « mais dont» l’imitatiort,--ajoute cet artifté, expofe à des dangers.» Son coloris eft agréable & facile à imirer; mais» il eft fardé"', êe dont des violâtres, des bleuâtres y