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S» clans les tableaux une agréable harmonie , en éclai-» rant toutes les couleurs avec le blanc , par lequel» il les a privées de toute leur vigueur ; & , par cette» méthode, il a fu marier les couleurs les moins» amies, & a donné à Tes tableaux un clair-obfcur» d’un grand effet 8c bien raifonné. Pour donner,« en un mot, une idée du goût de ces deux maîtres^» je dirai que Rembrandt a peint tous Ces objets comme» s’il les eût vus dans une cave , où il n’auroit pénétré» qu’un foible rayon folaire , pour animer foo bar-il monie , fans y porter plus de lumière qu’il ne falloirn pour pouvoir diflinguer de près une couleur de l’au-» tre; tandis que le Baroche fcmble , au contraire,» avoir peint fes ouvrages en plein air, ou dans les» nues même, & comme fi, entourés de toutes partsil de lumière & de reflets , ils n’euflent , pour ainfi» dire , point du tout reçu d’ombres : de forte que» par cette abondance de clarté, il a fait des tableaux:n brillans , & l’on pourrait même dire reTplendifTans.
» Si je ne me trompe , le peintre judicieux & fage,» doit le fervir de ces deux goûts différons, lorfque» le fujet le demande , & non pas autrement : maisu il me paraît que, de ces deux extrêmes , c’efl: la» manière de Rembrandt qu’on doit préférer à celle» du Baroche, vu que le goût du premier s’accorde» avec la nature , tandis que celui du dernier ne» fubfifte que dans l’imagination , & tout ce que l’ef-» prit invente doit du nioins s’appuyer fur la vérité».
Le Baroche mourut à Urbin , ville de fa naiffance ,en iôia, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Une filongue vie , & le grand nombre de fes ouvragespeuvent étonner, quand on Ca.it que, depuis fa jeu»Joint IV. P