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Tome quatrième.
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(41) Taddée Zucchero, de l’école Romaine, né-dans le Duché d’Urbin en 1519 , fut élève de fonpère , qui ne pouvoic guère lui enfeigner que lespremiers élémens & la manœuvre de l’art. Taddée vint,à quatorze ans , chercher à Rome de plus habilesmaîtres : il fut obligé, pour fubfifter, de broyer descouleurs, & n’avoit pas la nuit d’autfe afyle que lesloges du palais Chigi. Dans cet état miférable , ilcopiait l’antique, il étudioit Raphaël. Ses progrès ré-pondirent à fon application , & de grandes entreprifesfurent la rccompenfe de fes progrès. Le Duc d’Urbinle manda pour peindre le principal dôn.e de fa ca-pitale ; les Papes Jules III & Paul IV l’employèrentdans plufieurs endroits du Vatican , particuliérementdahs le Torrione, où il peignit plufieurs frefques avecbeaucoup d’intelLgence; le Cardinal Farnefe lui alîi-gna une riche penfion, & le chargea de la conduiteentière des travaux de fon château de Caprarola.

Il étoit grand dans la compofition , moelleux dansl’exécution, vague dans la couleur, affez correél dansïe defiln , mais tombant dans la manière à forced’affe&er la grandiofité. Doublement fatigué par lestravaux & par la débauche, il mourut en 1566, âgéde trente-fept ans.

Il laiffoit un grand nombre de travaux commencés ,ou feulement entrepris. Ils furent donnés à Frédéric ,fon frère, moins habile que lui, mais plus facile;colorifle allez agréable , fin dans fes têtes , delfinateurfavant, mais très-manière. Frédéric a travaillé à Flo-rence, en France, en Flandre, en Hollande, en An-gleterre, en Efpagne, à Venife, où il s’attira la ja-Loufie des peintres Vénitiens, & mérita l’eltime &