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Tome quatrième.
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P E I

tique & Raphaël, & l’on affure qu’il retira un granifruit de ce voyage. On ne voit pas cependant qu’ilait cherché les beautés fimnlcs de Raphaël & de*anciens fiàtuaires : & fans doute il fit bien de fuivreî’impulfion de fon caractère, les beautés qu’il négli-geoit étoient d’un ordre l’upérieur; mais il fe fieroitfatigué vainement à les pot.rfuivre, & il fe fit ungrand nom en s’attachant feulement à celles dont ilavoit le fentiment. Defiiné par la nature à être le pre-mier des peintres d’apparat , il avoit un allez beaupartage, & il dut s’en contenter.

C’efi dans ce genre qu’il fit, à des époques diffé-rentes , les quatre tableaux qui ont peut-être contribuéïe plus à fa gloire. Ils repréfentent tous des ban-quets , & il y a étalé la plus grande magnificence.

Le premier , placé au réfeftoire de Sa nr-Georges,a plus de trente pieds de long, & renferme plusde cent-vingt figures : il repréfente les noces deCana. C’efi: Ton chef d’œuvre.

Le fécond/fait.en 1570,. pour l’e'glife de St. Sé-laftien , repréfente le banquet de Simon le lépreux :on y voit la Magdelaine effuyer de fes cheveux lespieds du Sauveur.

Dans le troifiéme, peint en 1573, on voit Jéfus-Chrift à table avec fes apôtres dans la maifon deLévi.

Le quatrième , qui étoit dans le réfeéloîre des PèresServîtes , repréfente le même fujet que le fécond ,mais différemment traité : l’ordonnance en eft d’unegrandeur & d’une magnificence extraordinaire. Desanges tiennent en l’air un rouleau , où efi écrit ;Gaudium in coclo fuper uno peccatorc panicemiam