sja PKI
fement enchaînés. S’il eft vrai, comme de Plies î«&prétend, qu’il n’ait réufïï dans le clair-obi'cur que parhazard, & fans principes, il faut avouer qu’il a eulouvcnt de cés hafards heureux , & qu’il a fouventaffuré l’effet de fes tableaux par de belles maffes d’om-bre & de lumière. Son coloris eft fier de vrai, fes.reflets font favamment ménagés. Il ne diapoit pas dansla grande maniéré de Raphaël ; on a cru même voiren lui dans cet>e partie quelqu’imhation d’AlbertDurer; mais il vêtoit bien fes figures à la manière defon temps & de fon pays , & repréfentoit avec unegrande vérité les plus riches étoffes. Quoique fesfigures foient bien enfemble fous leurs vêtemens, ilmanquait de correction & de finefte , mais non degrandeur, dans le deflin du nud. Il faut avouer ce-pendant qu’il defîinoit agréablement les figures defemmes, & très-bien les têtes & les mains. Le fracasqui regne dans fes compofitions , reftemble à de lachaleur mais ce n’eft ni le beau feu qui animoitRaphaël , ni l’impétuofité qui tourmentoit Michel-Ange , ni la vivacité de Rubens. Ses ombres tiroienttrop fur le violâtre-, mais fes demi-teintes étoîentbelles & fraîches. Il aimoit à placer l’horizon un peubas pour donner plus de jeu à la compoütion , parce-qu’alors les figures du devant deviennent plus domi-nantes. Son pinceau étoit gras, fon faire facile fon finiparfait, mais léger. S’il étoit foible dans l’expreffiondes affrétions de l’ame-, il îfaififfôit bien celle qui re-préfènte la vie. Dans les plafonds , il avoir de beauxraccourcis. Il favolt donner le mouvement à fes figure-.» Il a fu obferver, dit M. Cochin, que, dans les.embres portées, il selle une lumière qui ne visât
\