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j» pas du Jour principal , mais de tout le ciel, ce
* qui fait patoître des détails tendres dans ces om-» bres. Ce qui le rend plus admirable encore, c’effc» que ces parties ombrées con'ervent leurs demi-» teintes colorées avec une variété prefqu’aufli dé—
* taillée que les chofes expofées au grand jour ; &» c’eft d’une manière fi imperceptible, que la maffe» totale n’en eft pas moins unie & grife j ® 3 's d’un,» gris coloré qui eft d’une grande beauté- On y apper-» çoit encore affez diftin&ement une connoiflance» de l’effet de la lumière-qu’on 'voit rarement chez:» d’autres maîtres : c’eft que les devans du tableau font» tendres & prefque tous reflétés ; les touches mêm^» n’en font pas fi, fortes que les ombres des objets-» qui font derrière.. Il faut entendre que ces objets» qui fervent de fond & qui font plus forts, ne-» foient pas fort éloignés. C’eft l’effet véritable de la>5 nature ; mais peu de peintres l’ont connu ou du» moins il en eft peu qui aient eu allez de courage» pour le pratiquer. I! faut avoir beaucoup de fcience», dans le coloris & dans la magie du clair obfcur».» pour entreprendre de tirer les devans fans force ,,» & par la feule beauté de la 'couleur ».
Mais quoique Paul Véronefe mérite les plus grandséfoges, il faut avouer qu*îl ne doit être imité que-pour fes belles parties pittorefques , fans le regardercomme un véritable peintre d’hiftoire ; ou du moins,de l’hiftoire héroïque & antique. Mais il fera fupé-ïieur à la critique, & méritera des louanges fans ré^ferve, fi l’on le contente de lui affigner le rang;Suprême entre les peintres de portraits hiftoriés^guif que les figures de fe.s tableaux d’iiiftoire font e®