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Ç44) Ma Ht ni de Vos, de l’école Flamande , d’a-bord élève de fon père , peintre alors elHmé, & en-,;fuite de Franc Flore, naquit à Anvers on ne faitpas précifémenc en quelle année. Il fut bientôt comp:éentre les meilleurs artifles de fon pays, & reçu dèsl’âge de vingt-trois ans de l’académie d’Anvers. Mai*placé -au rang des maîtres par fes concitoyens , il neconçut point un orgueil qui auroit pu l’arrêter dèsl’entrée de fa carrière, & alla fe mettre à Rome aanombre des élèves. Il y fit de grands progrès dans l’arsdu deffin , fenrit qu’une autre école pouvoir lui don-*ner de plus favantes leçons fur la couleur , & lérendit à Venife. Le Tintoret non content de luidonner des confeils , offrit de l’affocier à fes travaux,&: l’artifte Flamand peignit les fonds de payfages dansles tableaux du Vénitien.
Cependant fes talens ne refterent pas longtempsconfondus avec ceux de ion nouveau maître : il*euela gloire devoir fes ouvrages recherchés dans la patriedes arts , & fit en Italie un grand nombre de por-traits & de tableaux d’hifioire. Il fut employé parles Médicis , & c’eft dire affez qu’il fut plaire auxamateurs éclairés. Il avoit une couleur agréable, undeffin cotrefl;, un pinceau facile ; fes têtes fe reffem-bloient entre elles, mais elles étcient gracieufes ; fescompofitiens étoient un peu froides , mais naturelles ;fes draperies un peu maniérées ; fes beautés n’étoientpas du premier ordre , mais fes défauts n’étoient'paschoquans, & ils obtinrent l’indulgence d’une nationqui n’efl pas indulgente pour les artiffes étrangers.Il dut fans doute la faveur des Italiens à l’art aveclequel il peignoir, dans fei tableaux d’hifïoke, lepayfage& les animaux.