P E I
L’eftime qu’il obtenoit des Italiens ne lux fit pointoublier (a patrie ; il retint à Anvers où l’attendoiencla réputation & la fortune. Il y décora de fes ouvragesun grand nombre d’eglifes & y mourut en 1604, âgéde foixante & dix ans.
On voit chez le duc d’Orléans deux tableaux de ce~ maître. Dans le p-entier les figures font de grandeurnaturelle ; il repréfente les principaux fleuves de l’Afie& de l’Afrique, des nayades , des tygres , des cro-codiles. L’autre repréfente Pan arrêté par Sirinx quil’empêche de combattre des tygres.
Les Sadelers &. d’autres artifles ont beaucoup gravéd’après Martin de Vos. On recherche furrout les pèresdu dél'ert gravés par Jean 8c Raphaël Sadeler.
(45) Jean Bol, de l’école Flamande, né à Ma-lines en 1534- Il le diftingua d’abord entre les pein-tres en détrempe qui étoient alors en fi grand nombrequ’on en comptoit dans la feule ville de Malines juf-qu’à cent cinquante atteliers. Il fe dégoûta bientôtd’être confondu avec ces ouvriers de fabriques , 8 c devoir fouvent les copies de fes meilleurs ouvrages ven-du aufli cheres que les originaux. Il fe livra à la pein-ture en petit à gouazze & à l’huile , 8 c vit fes ouvra-ges recherchés. Il peignoit des vues, des marines,des fujets d’hiftoire, & fes tableaux ne le cèdentpoint aux peintures les plus précieuiesdu même temps& du même pays. Il mourut à Amfterdam en 1583 ,à l’âge de quarante-neuf ans. On a beaucoup gravéd’après lui. Dire que fes tableaux ont occupé le bu-rin des Sadeler, c’eit annoncer l’eitîme dont ils jouiü*l'oient.
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