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Tome quatrième.
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ne fe borna point à cette feule partie de l’art, & cul-tiva auffi le genre de l’hiftoire. Il fit le voyage deRome , & fut occupé par Grégoire XIII à orner defes ouvrages les/galeries du Vatican. Appellé à Ca-prarole par le Cardinal Alexandre Farnefe , il y pei-gnit plufieurs grands fujets d’hiftoire.

Son génie elt connu par le grand nombre d’eftam-pes qu’il a gravées lui-même & dont la plupart re-préfentent des combats de cavalerie , des chartes,des cavalcades. Ses compofitions font pleines de feu ,des chevaux font deflînés favament dans le plus grandcaraélère, mais avec un peu de cette exagérationqu’«n reproche généralement aux Florentins : Tem-peûe a vu la nature du cheval, comme Michel-Angea vu celle de l’homme. Il eft mort en i6zo , à l’âgede foixante & quinze ans.

(54) Barthélémy Spranger, de l’école Fla^mande , né à Anvers en 1546 , eut dans fon paysplufieurs maîtres peu connus & vint fe mettre à Paris•ious la difcipline d’un maître non moins obfcur. 11 allacnfuite à Milan où il prit des leçons d’un élève duCorrége qui n’avoit fans doute qu’un talent fort mé-diocre, mais qui put lui dévoiler la théorie de fonhabile maître. Spranger ne relira pas longtemps danscette école & parta à Rome où dès lors il fut jugédigne d’être employé par le Cardinal Farnefe à ladécoration de fon château'de Caprarole ; il y peignitdes payfages à frefque. Un tableau peint fur cuivreque le jeune artille préfenta au Pape Pie V , luimérita l’avantage d’être nommé peintre de fa fainteté.Ce tableau de fix pieds de haut repréfente le juge®