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Tome quatrième.
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ment dernier, & l’oh n’y compte pas moins de cinqcent têtes.

La mort du Pape n’empêcha pas Spranger de trouverà Rome de l’occupation. Il y fit plufieurs grands ou-vrages pour différentes églifes& un nombre confi-dér 2 DÎe de petits tableaux.

Mais s’il a produit à Rome un grand nombre d’ou-vrages , on peut lui reprocher d’y avoir fait troppeu d’études & de ne s’être pas affez attaché aux chefs-d’œuvre qui rendent cette ville la plus belle & laplus Lavante école des arts. Il fe contentoit de regarderces excellens modèles, & Le fioit à La mémoire, quîétoit fort heureufe , du Loin d’en conferver les beautés ;méthode inLüffifante & dangereufe : pour s’identifierles talens des grands - maîtres, il faut par Les étudesen reproduire les ouvrages- » Il eft difficile de décider ,y> dit un arttfte , M. Defchamps , fi la mémoire eft» un don de la nature plus avantageux que funeften aux artiftes. Si elle leur rend préfens les grands» modèles, elle les trompe aulfi quelquefois ; ils pren-» nent leur imagination pour une réminifcence , 8c» ne Luivent fouvent que des chimères >3.

Il eft incertain que Spranger ait fait un Leuî deffind’après l’antique, un feul d’après Raphaël. S’il n’acopié aucun des ouvrages de Michel-Ange , il Lembleles avoir du moins confidérés attentivement , & ilparoît avoir forcé la manière déjà outrée de cet ar-tifte. Il a traité les exttémités d’une façon bizarre,tourmenté les attitudes & donné généralement unecaricature barbare à fon deffin. Il travailla prefque tou*jours de pratique, 8c fut maniéré dans la couleurcomme dans les formes : mais il avoit une imagination

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