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Tome quatrième.
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tre, 8 c implora fon fecours en italien. L’officier, avecfa fuite, parvint à l’arracher aux bras de fes affaflins,& reconnut, dans le malheureux qu’il venoit de fau-Ver, un homme avec qui il s’étoit uni à Rome parles liens de l’amitié. S’il eut le plaifir de conferverJes 'jours de fon ami, il n’eut pas allez de créditpour lui faire rendre ce que les brigands lui avoientenlevé.

Van-Mander , par un travail affidu , réparoit à Bru-ges les pertes qu’il avoit fupportées, lorfque la pelle8 c l’approche des ennemis le forcèrent à quitter cetafyle. Il s’embarqua pour la Hollande avec fa femme& fes enfans , & s’établit à Harlem, où les fruits defes talens réparèrent fa fortune. Il fonda une acadé-mie dans cette ville, & introduilit en Hollande legoût italien.

Le nombre de fes tableaux efl conlidérable , ainlique celui de feS cartons pour des tapifferies. Il étoitingénieux dans fes compolitions, brillant dans fa cou-leur^ allez correél dans le dellin; mais, dans les der-niers temps, il devint maniéré. Ses œuvres littérairescompofent plulieurs volumes. Indépendamment de fespièces de théâtre & de fes autres poéfies, il a publiéqne explication de la fable, & la vie des peintres,anciens , Italiens & Flamands , jufqu’en 1604. Ontrouve dans cet ouvrage des j.ugemens très - fains 8 cune grande impartialité. Van-Mander , dit M. Def-camps ,. fut bon peintre, bon poëte , favant éclairé rfage critique , 8 c furtout homme de bien.. Il mouruten 1606, âgé de cinquante-huit ans, à Amflerdam >•où , depuis deux ans, 11 avoit fixé fa demeure.

H- Rondins a gravé , d’après, ce peintre , 1e juge-