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Tome quatrième.
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lui falle lâcher prîfe. Ce tableau eft bien deffiné& bien peint, mais il pêche par la couleur. La ra-reté des ouvrages d’Antoine contribue à le rendretrès-précieux.

Tous les artiftes & les amateurs des arts con-noifTent les eftampes de la galerie Farnèfe peinte parAnnibal. Roullet a gravé, d’après ce maître , lesSaintes-Femmes au tombeau de J. C. Le Silence a étégravé par Hainzelmann.

( 66 ) Jean Van-Achen, de l’école Allemande,né à Cologne en 1556 , montra dès l’enfance degrandes difpofitîons pour la peinture. Dès l’âge de dixâ onze ans, fans avoir eu de maîtres ,, il deffina leportrait d’une dame étrangère qui paffoit par Cologne,& ce portrait fut trouvé très-reffemfclant. Ses païensne purent réfifter à une preuve fi frappante de fon.penchant naturel, & ne longèrent plus qu’à le fécon-der.

Le jeune artifte, après avoir pâlie dans fcn pays fixannées fous la conduite d’un peintre allez eftimé,alla chercher en Italie les leçons que ne pouvoit luifournir l’Allemagne. Il s’arrêta à Yenife, à Rome, àFlorence. Pendant qu’il étoit à Rome, il fe peignitlui-même riant & tenant une coupe de vin ; une fem-me connue & qui fe nommoit la Donna Vénufta, étoitrepréfentée à côté de lui : ce tableau eft regardécomme fon chef-d’œuvre. Cependant il ne fe bornapas au genre du portrait, & fe fit une grande réputa-tion dans l’hiftoire. Son talent fut recherché & ré-compenfé par l’Empereur & par Albert V, duc deBavière. Il peignit pour ce dernier prince l’inyentiom