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Abraham qtië' chez des peintres médiocres. Maïs ftBloemaert n’êut aucun maître qu'il dût imiter, il eutde bons tableaux à copier , & formé par ces modèles,Î1 fit des ouvrages qui purent fervir de modèles à leurtour. Il peignit l’hiftoire , le payfage, les animaux,les coquillages , mais eut peu de goût pour le por-trait qui exige ufie attention fcrupuléufe à imiter lemodèle. Ses ouvrages en général fe reffentent de cetteimpatience ; on-'voit 'qu’ri ne" çonfultoit la nature nîpour le nud ni pour les draperies. Il plaît par fitfacilité ; mais on defireroi’t en" fur pîùs’d’exaéluûde. Ila des grâces auxquelles on ne peut réfifier ; mais cesgrâces, feroient plus,, vraies, plus naïves , s’il les 1 eût'jmi fées dans l’imitation dé la^hâtiire.'ta' beauté bril-lante de fon coloris, fon intelligenc c’ftfti'clairobfcurlui font pardonner l’incorrection de fon deïlxn. Il' eftplus parfait dans'le payfage , parce' que ce genre- ne,comporte pas la grande précifion. Ses'ouvrages ne font-gu’ere connus qu’en Allemagne ’& dans les Pays-Bas.H'eft mort-à Utrecht en 1647. Corneille , le dernierdé'fes fils, d’abord peintre comrneftbn père, fé livraen fuite à la' gravure,. & y acquit une grande célé-brité.
”TJteûmpes ' d’après Ab. Bleémaert : l’Ànnonciatio»aux bergers par Saenredam ; l’Adoration des bergers &une Nativité par Boifvert ; Magdeleine pénitente parSwanenboufg y l'es pères de l’églifô par Corn. Bloe-•wert,' ‘ :> r. . ‘ ■
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*( 83 ) IVIrcHEt-A nge Amérigi ; dît le Cüravage^diî nom d’un cîrâreau du Milanois dans lequel il na-quit eïj.i5;6û), Fils, d’un’maçon > if fût occupé à broyer