p ê ï afcj
tnode régnante ; il falloit s’y foutnettre pour réulfir.te Valentin la fuivit toujours. Elle pénétra mêmedans l’école des Carràches, 8c malgré lés fages con-seils de ces maîtres, elle infe&a leurs éleves. LisCuerchin ne l’abandonna jamais -, le Guide crut de-voir quelque temps s’y conformer, lui que la natureappelloit à une manière fi douce 8c fi Suave.
Le Caravage étoit vain, jaloux, querelleur , infe-ciable. Le Jofepin étoit le principal objet de fa haine,parce que l’engouement des Romains fe partageait'entr’eux. Caravage l’appella en duel ; mais le Jofepinrépondit qu’il ne vouloit pas fe battre avec un hommequi n’étoit pas chevalier. Le Carrache appelle dèblême fe tira d’affaire d’une manière bouffonne : îlSortit de fon attelier contre fon adverfaire , tenant eftmain , au lieu d’épée , une broffe chargée de cou—,leurs.
Le Caravage, dans un accès de fureur, tua un jeûnéhomme de fes amis. Obligé de quitter Rome, il cher-cha un afyle à Naples & y fut occupé. Mais il étoitdévoré du defir de devenir chevalier, fbit pour n’êtrépas humilié par la décoration du Jofepin , foit pourêtre digne de fe mefurer avec lui. Il pafla à Malthédans l’efpérance d’obtenir, une croix de chevalierServant-, quelques tableaux . qu’il fit pour le grandmaître lui procurèrent cette récompenfe.
Mais avant de quitter cette île , il voulut fe battreavec un chevalier & fut mis en prifon. Il s’évada,terra quelque temps en Sicile , paffa à Naples oûil fut attaqué, & eut le vifage tailladé. Il revenoîtà Rome lorfqu’il fut enlevé par des Efpagnols , quile prirent pour un homme qu’ils cherchoient. Relâ-