ché quand ils eurent reconnu leur erreur, & obligéde voyager à pied par une chaleur exeelïive , il futfurpris d’une fièvre maligne dont il mourut en 1609,dans fa quaran.ième année»
Cet homme jaloux ne put s’empêcher dé dire ,quand Aonibal Carrache vint à Rome ; » j’ai enfin» rrou . é de mon temps un peintre».
I.e cabinet du Roi renferme quatre tableaux duCaravage. La mort de la Vierge eft l’un de ceuxquion réfuta de laiffer à la place à laquelle tl étoitdeftine. 11 avo.it été demandé pour l’églile Délit1■Scala -: c’eft à beaucoup d’égards l’un des plus beauxouvrages de ce maître ; on y trouve une belle conduited’ombres & de lumières, une rondeur & une force.meryeilleufe •: mais la figure de la Vierge parut igno-_fcle ; on crut voir le corps d’une femme noyée &l’on trouva le tableau indigne de la majefté d’untemple. Ce n’eft pas le feul reproche qu’on falîè àcet ouvrage : la femme affile, la tête penchée, &.couverte de fes mains indique plutôt qu’elle nemontre une- belle expreffion de douleur ; mais dansplufieurs autres figures , la trifteffe eft baffe au lieud’être naturelle : on s’apperçoit dans la compofitionque l’auteur s’efl.trouvé embarràffé d’avoir onze figuresà placer. La machine eft d’un grand effet , le pin-ceau eft fier ; mais la couleur eft dure , & les om-bres font fi noires que le premier coup - d’œil eftrebutant. Le portrait d’Adolphe de Vignacourt ,grand maître de Malthe , ouvrage qui a procuré àl’auteur la croix de chevalier fervant, eft digne desplus grands éloges. On n’a pas craint de le comparerau Titien pour la vérité , la force &c la fuavité de