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» les miennes & je ne représenterais jamais mes fu-» jets qu’en plein air. A la laveur des ombres, il le» lbuftrait aux difficultés de l’art; loin de craindre» ces difficultés , je voudrais faire voir que j’ai fait» d’excelienres études. Mes figures , éclairée.) dans tou-» tes leurs pa ties de la lumière la plus vive , montre-» raient les plus grandes & les plus lavantes recher'» c.hes. Enfin, autant le Caravage eft peu curieux de» faire de beaux choix , autant il afïede de peindre» la nature telle qu’il la rencontre , autant j’ëxi-« gérais qu’on, fit un triage de ce que la nature a» de plus parfait , & que , formant un beau tout» des différentes parties qu’on aurait jugés dignes:» d’adopter, on donnât aux figures une noblefle & un» agrément qu’on ne trouve que Bien rarement &» peut-être jamais dans les modèles même qu’on' a le» plus fcrupuleufèment choifis ».
Cette manière indiquée par Annibal étoit aimable-& douce : elle convenoit au caraélère aimable & douxdu Guide. Prêtent à cette converfation, il la regarda,comme la meilleure leçon qu’il pût fuivre , & dès.paroles , dont celui qui les avoir prononcées n’avoie,pas démêlé toutes les conféquences , apprirent au.Guide le chemin qui devoit le conduire à la gloire»
Il ne différa point d’entrer dans cette route nou-■ velle ; mais l'oit par jaloufie , fiait par la peine queles hommes ont de reconnoître que ce qui eft nou-.veau peut être louable , dès qu’il fit- paraître des ta-bleaux faits fur les principes dont Annibal hii avoit:fourni les élémens , il eut pour cenleurs fevères ^& même pour ennemis, tous les élèves d’Annibal 8cdes autres Carrach.es.i- ils lui reprochèrent du reniant
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