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fon orgueilleufe envie de fe fingularifer , parvinrentmême à Je brouiller avec les maîtres , & le firent "exclure de l’école.
Il dut regretter l’amitié de Louis qui l’avoit toujourstraité avec tendreife ; mais devenu libre de fes obli-gations par l’injufire procédé de cë maître , il ne crai-gnit pis de fe montrer fon émule. Le cloître àe-San-Michele in Bofco étoit rempli d’ouvrages de Louis ,qui font mis au rang de fes chefs - d’ceuvrès ; leGuide peignit dans le même cloître Saint Benoît dansle défert , à qui les.yoifins de la retraite apportentdes préfensi La compofition efl enrichie de la variétédes âges, des . féxes & des vêtemens. Lés Bolonoisétonnés reconnurent que Louis, dans fon élève, avoittrouvé un ; ; riyal & peut-être un vainqueur, & desbiographes alfurent que Louis joignit lui-même fes'applaudiffemens à ceux des autres i'pe&ateurs. Ce ta-blea fi célèbre efi: aujourd’hui gâté par le temps. Onen admire encore le delïïn dans les relies de quel-ques têtes & de plufieurs autres parties qui offrentune g’-ande beauté ; mais on trouve la couleur un peurouge.
Il eut la courage de facrifier la fierté que pou-voient lui inf'pirer fes füccès au defir de faire desprogrès nouveaux , & ne crut pas s’humilier en femettant fous la conduite d’artiftes qui lui étoient bieninférieurs, pour apprendre tous les procédés de lafrefque. Ce genre a fes difficultés qui lui font parti-culières : il faut l’avoir juger les divers changemensqu’éprouvent les teintes à mefure qu’elles lèchent,& connoître les- differens effets qu’elles produifentpar leur mélange : c’eft ce que le Guide apprit d’ef.