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Tome quatrième.
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PE I

pèces d’ouvriers qui n-’avoient que de la pratique »il fe rendit en- quelque forte leur aide & leur élève,& fe diftingua bientôt dans ce genre de peinture.

U n’avoit pas encore vu Rome mais on y con-«oiffoit quelques uns de Ces ouvrages & ils étoienteftimés. Les amateurs l’appelloient dans cette ville ;le Jofepin Ce joignoit à leur empreffement , peut-êtrepour fufciter un rival au Caravage ; l’Albane foncompagnon d’école & fon,ami, offroit de l’accompa-gner ; lui-même defiroit de revoir Annibal dontcependant il n’étoit pas aimé, & de juger par. lui.»même la fameufe galerie Farnefe dont il entendoitparler avec admiration. Il partit , & débuta par destableaux qui fe voyent encore à Sainte Cécile &qui juftifierent l’idée qu’on s’étoit faite de fes talens.Cependant pour obtenir du Cardinal Berghefe l’cn-treprife du tableau qui repréfente le crucifiement deSaint Pierre-, il fut obligé de fe foumettre à la mod^régnante , & de promettre de le faire dans la ma-nière du Caravage. Il tint parole ; mais , aux yeuxdes vrais connoiffeurs , il fe montra fupérieur au mo-dèle qu’il daignoit imiter, & mic dans, fon deflin &dans l’ordonnance de fon fujet un goût & une no-bleffe que le Caravage étoit loin de connoître.

Les fuccès qu’il eut à Rome lui firent des enne-mis-, le plus emporte étoit le Caravage; le plus dan-gereux étoit Annibal, parce que fe,s jugemens ré-pétés & retenus, dévoient pourluivre , même auprèsde la poftérité, les talens auxquels il ne rendoit pasjuflice. L’Albane même fe brouilla avec le Guide,fon ami, quand la voix publique lui apprit que cesami étoit fon fupérieur.

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