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Tome quatrième.
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» fur les figures qu’il animoit de fon pinceau. » Cettegrâce donne encore un prix aux ouvrages fades quelui firent négliger, dans les derniers temps de fa vie,les befoins caufés par fa malheureufe paillon.

Un tableau qu’on regarde comme fon chef-d’œuvreeft à Bologne , au palais Zampieri ; il repréfente St.Pierre pleurant fon péché & confolé par un autre'apôtre. « Toutes les parties de l’art, dit M. Cochin,

» y font au plus haut degré. Il eft d’une manière» forte & vigoureufe , de grand caradère , & avec» les vérités de détail les plus finement rendues. Les» têtes font belles & 5e la plus belle expreffion ; la» couleur en eft vraie & précieufe ; enfin c’eft un» chef d’œuvre , & le tableau le plus parfait , par» la réunion de toutes les parties de la peinture,» qui foit en Italie. U eft bien confervé ». Quandil y auroit dans l’éloge de M. Cochin un peu decette exagération qu’infpire l’enthoL^ialme , on con-viendra qu’un très-beau tableau peut feul infpirer cetenthoufiafme à un artilîe tel que lui.

La beauté du pinceau, la facilité de l’exécution ,l’efprit & la jufteffe de la touche, l’accord général,la plus douce harmonie, entrent dans les caradèresdiftindifs du Guide. Son deffin eft généralement cor-red, &: quand on y peut defirer l’exaditude de lagrande corredion, on eft dédommagé par une admi-rable fineffe. Il manque fouvent de caradère & defermeté dans les figures d’hommes ; il eft toujoursplein de charmes dans celles des fèmmes. Ses têtesde femmes font aimables & belles , furtout celles quifont levées: on voit que pour leur donner cette beauté,if ayoit beaucoup étudié le grouppe antique de Niobé