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moins le talent de finir fes ouvrages avec beaucoupde patience & de propreté. Il infpira à fon fiis le goûtde ces parties agréables du métier , & l’appliqua àdeffiner & peindre le payfage & la figure, les qua-drupèdes , les animaux, les infeéles. Roland vint enFrance, où il fut occupé par Henri IV dans les mai-fons royales. Appelle enfuite par l’Empereur Rodol-phe , & attaché au fervice de ce Prince , il alla, parfon ordre , fe renfermer pendant deux ans dans lesmontagnes & les forêts du Tirol , où la natureoffre des vues riches, pittorefques & variées. L’ardftey raffembla un tréfor d’études qui furent employéesdans les ouvrages de' toute fa vie, & qui les ren-dent tous fi piquans. On reconnoît la nature dans lesfîtes dont il fait choix, on efl frappé des formes de-fes arbres qui femblent aufîi vieux que le fol qui.les porte : on aime à le fuivre en imagination à tra-vers des roches qu’il a fi bien exprimées, & d’où,les eaux fe précipitent en fuperbes cafcades. Ses pay-fages font animés par le mouvement de ces eaux &par-des figures d’hommes & d’animaux touchées avecefprir. Son feuille approche de celui de Paul Bril, &forme des pannaches arrondis. Ses idées font grandes,parce qu’elles font fondées fur des études faites dansun pays où la nature a de Ja grandeur ; fes diftribu-tions font agréables, parce qu’il a’avoit que la peinedu choix dans l’abondante richefTe de fon porte-feuille;on trouve un grand art dans fes oppofitions , par cequ’il avoit bien vu les variétés de la nature & fescontrafles toujours frappans & toujours vrais. Ses ou-vrages traduits par la gravure & privés des féduétionsdé la couleur, coniérvetit un grand charme, & prouvent