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(91) François Albani * que nous appelions ^ Ai-dant , de l’école Lombarde , naquit à Bologne en1578. Fils d’un marchand de foie , il fut deftiné patfon père d’abord aux lettrés, & enfuite au corn*flierce ; mais un penchant invincible l’éntraînoit versla peinture. Privé bientôt de fon père, il obtint dôTon onele la permiffion de fuivre fes inclinations , &fut placé chez ce Denys Calvart, qui a fait ou drtmdins commencé de fi grands élèves. Là il trouva lèGuide , élève déjà fort avancé $ & que l’on peut re-garder comme fon maître. Tous detix quittèrent enfuitel’école de Calvart pOur entrer dans celle des Carraches*& l’Albane s’y attacha principalement à Louis. Tousdeux devenus eux-mêmes des maîtres, allèrent enfemblrt> à Rome, & ils y furent fouvënt occupés enfemble. Lajaloufie rompit cette union : l’Albane ne put fupportefde fe voir préférer fon compagnon d’études & fortami.
Déjà le Cuide fe diftinguoit par uhe manière qui luiétoit propre; l’Albane confervoit encore celle d’An-ttibal Carrache , & fe contentoit de la gloire d’être unexcellent imitateur. On né doit donc pas être étonnéqu’Annibal lui ait donné la préférence fut fon émule^& ait employé fon pinceau dans la galerie Farnefi^Il le chargea aùffi de décorer , d’après fes deffins jl’églife de .Saint-Jacques des Efpagnols.
L’Albane eut peu de temps après les entreprifes dedeux grands plafonds : celui du palais Verofpi àRome , & celui du château ed BaffanOi Ces deux ou-vrages , les plus grands qu’il ait faits, oht des beau-tés ; mais la réputation de l’Albane efl bien moins fon-dée fur ces grandes machines, que fur les fujets agréa -
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