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blés qui firent fa gloire & le placent au rang de»grands maîtres. Il excelloit furtout dans les compo-fitions où il pou voit faire entrer des femmes & desenfans. Le grand, le terrible convenoient mal à foncaraftère : les beautés auftères ne lui convenoient pasdavantage : la nature gracieufe étoit le feul objet del’on imitation.
Il fentt.it que le peintre eft un poëte , & que laTeélure des poètes doit être le principal aliment despeintres. Il regrettait de ne s’être pas rendu familièrela langue des poètes de l’ancienne Rome, & fe con.foloit par une ledure aflidue des poètes de l’Italie morderne.
Il avoit une eftime profonde pour le Correge; maisfon refped pour Raphaël tenoit de la vénération. Ilne prononçOit jamais, fans fe découvrir, le nom dece grand maître.
Il vouloit que le peintre pût rendre compte desmoindres objets qu’il faifoit entrer dans fies ouvrages ?& démontrer qu’il n’en avoit admis aucun fans uneraifon particulière.
Il difoit que la nature , dont le peintre doit être lefidèle imitateur, eft très-finie, & ri’ofife ni touche sni manière : il n’eftimoit pas les peintres dont lesouvrages empruntent leur mérite principal de latouche, quelque fine & fpirituelle qu’elle pût être.
Les fujets bas lui déplaifoient-, il étoit indigné desfujets lafeifs. Il s’étonnoit que des ad.ons qui révol-teroient ou cauferoient le dégoût, fi elles fe paffoiencen public, puffent être admifes en peinture dans lespalais des grands.
. Il avoit une pudeur bien rare, furtout parmi les