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amibes. C’étoit la fécondé époufe qui fui férvoit demodèle pour les figures de femme, Ik elle lui ver-doie cher ce fervice par fes hauteurs. Quand elle ftrttrop âgée pour devenir l’objet de fes imitations , &qu’il fut. obligé de recourir à. des modèles étrangers ^il ne leur pe.rmettoit de découvrir que les partie*,néceffaires à fes études, & comme il obfervoit tou-jours la, décence dans fes tableaux , fes modèles n’a*-voient eux-mêmes jamais, befoin de manquer devant,lui à la décence.
Il fut qu’un de les élèves avoit fait un trou à lacloifon pour regarder un modèle de femme qu’il peicgnoit-, il le chaflà de fon attelier.
L’Albane étôit laborieux, fincère, défintéreffé : iffut ruiné par fon frère qui le trompa : ce frère é'toicprocureur. L’artifte chargé d’une nombreufe famille *
& lans fortune dans la vieillefTe, fut obligé de tra-vailler avec, opiniâtreté dans l’âge qui demande, dur.epos, & de nuire à 1^ réputation qu’il s’étoit, faite ^en hâtant & négligeant les ouvrages.. Il faifoit même,copier les tableaux par fes élèves , retouchait ces.copies & les vendoit comme des originaux ,, ou du.moins comme des doubles de fa main. II. mourut de.défaillance à Bologne en 1660 , âgé- de. quatre-vingttrois ans.
On connqît de lui des tableaux dont on loue lacompofition.;. mais fouvent aülli il compofoit mal, fe-mant les figures de côté. & d’autre, lans groupper ni.,les objets ni les lumières, & fe mettant, par ce vice,d’ordonnance, dans l’impolfibilité d’établir de beaux,effets de c.lair-obfcur , mais plaifant toujours par'des. >grâces de. détail»,II. avoir une. fin.elîe de deffin adroit
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