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que Lépicié regarde ingér.ieufement comme un poè’tnepittorefquc divifé en quatre chants : le premieriepréfente Ve'nus le faifant parer par les Grâces pourcharmer Adonis ; le fécond , Vénus ordonnant auxAmours de forger de nouveaux traits pour blefler le ,cœur d’Adonis-, le troifième, Diane irritée du triom-phe de Vénus, profitant du fommeil des Amoutf 1pour les faire délarmer ; le quatrième enfin , le fom-meil de Venus, ou le nouveau piège qu’elle tend aucœur d’Adonis, Il luffit de connoître l’Albane pourjuger du parti qu’il a tiré de ces fujets, des charmesqu'il a répandus fur les fîtes , des grâces qu’il a don-nées à Vénus, aux Nymphes, aux Amours. On juge-;roit mal de ces tableaux par les. effanipes d’EtienneHaudet : fon burin n’çtoit pas propre à imiter le pin-ceau de l’Albane.
Le génie de ce peintre l’entraînoit toujours vers lesgrâces badines , & il favoit les introduire fans effort.
&- fans manquer aux convenances, même dans les.fujets les plus grdves : c’eft ce que prouve fon tableaude la Vierge & de l’Ënfant-Jéfus. Le divin enfant,qui elf lut les genoux de fa mère , s’empreffe de.prendre des fleurs que deux anges lui offrent dans un.vafe de porcelaine, tandis qu’un autre fait çourberavec force une branche d’arbre , pour faciliter à laVierge le moyen d’y cueillir un fruit. Ce tableaueft précieux pour la couleur & pour la beauté des.têtes,
(92) François Sneyders, de l’école Flamande,né à Anvers en 15"7ç>, fut élève de Van-Balen. Ilfie peignît d’abord tjue des. fruits j. & dès-fors iî çx»