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cita l’admiration de ceux qui virent fes ouvrages.Voulant enfuite s’eflayer dans un genre plus difficile,il fe mit à peindre des animaux, & furpaffa tousceux qui l’avoient précédé dans ce genre , & mêmetous ceux qui l’ont fnivi. Rubens applaudit le pre-mier aux talens de Sneyders , & lui rendit une forted’hommage, en l’invitant à peindre dans fes tableauxles animaux & les fruits.
On a écrit que Sneyders avoit voulu voir l’Italie,qu’il y fit un long féjour, que les ouvrages de Be-nedetto Caftiglione le piquèrent d’émulation , fiequ’on doit la grandeur de fon talent aux efforts qu’ilfit pour furpaffer le peintre Génois. Nous en croironsplutôt l’hiftorien des peintres de la Flandre, M. Def-çamps, qui ' allure que Sneyders ne quitta la villeoù il avoit pris naiflance, que pour demeurer quelquetemps à Bruxelles, où il fur appellé par l’Archiduc.Il eft: furtout fort peu vrailemblable & même impof-fible qu’il ait dû fes progrès aux ouvrages du Bene-detto, qui avoit dix-fept ans moins que lui. En fup-pofant que le Benedetto fe foit diffingué dès l’âge da25 ans, 'cette époque répond à l’année 1641 , & l’onfait que Sneyders peignit les animaux dans des ta-bleaux de Rubens qui mourut en 1540. Il fit auffiquelquefois les fonds de payfages dans les tableauxde ce grand maître. Il favoit fi bien s’accorder avec,lui pour les teintes & pour la touche, que l’ouvrageentier fembloit être d’une feule main. Rubens & Jor^daens lui rendirent quelquefois auffi réciproquementle fer-vice de faire les figures d’hommes dans fes.peintures d’animaux.
Vu tableau reptélentant une chatte a.u cerf affiira