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la réputation & la fortune de Sneyders. te roi d’Ef-pagne vit cet ouvrage , 8 c voulut avoir de la mêmemain plulieurs grands fuj.ets de chaffes 8 c de baraiiles :l’a.rchiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas , le fîtfon premier peintre. Sneyders fe répofok des grandesemreprifes dont IL droit chargé par des tableaux dej* chevalet : mais il n’en a pas fait un allez grand nom-bre pour qu’ils foient fort répandus»
On admire dans les ouvrages de ce peintre la ma-nière grande & vraie dont il a traité les animaux, latouche fière & fûre dont il les a caratlérilès fuivantleurs efpèces différentes , la richeffe , la variété, lemouvement, la vie, dont il animoit les conrpofitionsla beauté, la franchife, la facilité, de l’on pinceau,la vigueur & l’éclat de fon coloris, digne d’être af-focié à celui de Rubens. II. eff inutile d’avertir qu’iltraitoit avec le même talent & la même vérité ungenre inférieur , tçl que les fruits, les uflenfiles decuffine’, &c. ; mais on peut obferver qu’il peignoitbien le payfage, 8 c qu’il n’étoit pas abfolurnent in-habile à peindre la figure humaine , quoique , pourceçie partie , il ait lbuvent imploré des mains plusBavantes., Il a fait lui-même l’on portrait. Il eft mortà- Anvérs , en 1657, âgé de foixante & dix ans.
Entre quatre tableaux de ce maître qui font au ca~binet du roi , on diftingue furtout une chaffe anfanglier , dont on connoît des copies multipliées, &un tableau de fruits & de légumes..
ISneydèrs a gravé lui-même à l’eau - forte , d'iinepointe fière & Ppirituelle, feize feuilles d’animaux ^on regrette qu’il n’èn ait pas gravé davantage. Vor£~tsrman a gravé d’après c,e maître une chaffe à l’ours..