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teMcur. Ses défauts éroîent à quelques égards racheté»par la fraîcheur de fes tein'cs , par la beauté de (on.pinceau. Ï1 a tiré plus de gloire de lès élèves que delès ouvrages. Il eft mort à Paris, en 1641, âgé de.cinquante-neuf ans.
On peut voir de lès ouvrages dans les mailbns royale»& dans plufieurs églifes de Paris. Un de fes bonstableaux fe voit dans les falles de l’académie royalede peinture. Il a fait le tableau du maître-autel àSaint Euflache , à Saint Nicolas des Champs & àSaint Merry ; mais fur tout le tableau de Saint Fran^çois de Paule , dans la chapelle dédiée à ce Saint au-*Minimes de la place royale. Mich. Dorigny, Iongendre, a beaucoup gravé d’après lui, & ces eltampe^ne font pas rares.
( 100) Gaspard de Crayer, de l’école Flamande^ré à Anvers en ijBa, n’eut pour maîorq qu’un peintremédiocre qu’il eut bientôt furpaffé. Prenant pourguide les plus beaux tableaux & la nature, il prouvaque les difipofitions heureuiès & les études peuventfuppléer à bien des reflo. r_es. biais fi Graver uevintun très habile peintre fans avo ; r . fréquenté d’école*célébrés, & fans a ’oir vu l’Italie , il n’eft pas prouvéqu’il ne fût pas devenu plus habile encore s’il avoiceu les fecours qui lui manquèrent. Les grands maî-tres , les grands exemples , les grands rivaux ne fontpas les artiltes distingués , mais ils les forcent à dé«ivelopper toutes leurs facultés naturelles.
Crayer, fut appelle par une forte pénfion à la courde Bruxelles & magnifiquement récompenfé par letoi d’Efpagne : mais une récompenfe encore plus fiat.*