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Tome quatrième.
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teiile pour un'artifte fut la vifite que lui fit Rubên*& ces paroles qu’il lui adrefla : Crayer , perfonne nepourra vous furpajfer.

o Si Crayer n’avoit defiré que les honneurs & lafortune, il n’auroit pas quitté Bruxelles; mais il r.’ai*tnoit que le repos néceflaire aux arts, &c malgré lesprières & les prcmeffes de la cour, il le démit d’unemploi brillant dont elle l’avoit revêtu, &: choifitGand pour la retraite. Il a décoré de fes tableaux ungrand nombre d’autels dans les églifes de cette ville,& il trouvoit encore le t^emps de travailler pour laplupart des villes de la Flandre & du Brabant. Apeine fe donnoit-il quelque refos même dans un âgefort avancé , & la farité dont il jouît jufqu’à fes der*îiiers momens prouve qu’un travail affidu joint à uneconduite réglée , ne détruit pas les hommes biençonftitués.

On n’a pas craint de comparer Crayer aux plushabiles peintres de l’école Flamande. S’il avoit moinsde feu que Rubens', il avoit plus de correélion dansle delfin ; par la couleur , il pouvoit fe foutenir à cotéde ce grand peintre , & le furpaffoit p^r la bellefonte des teintes. Sage comme les anciens, que ce*pendant il n’avoit pu étudier , il fe plaifoit à compoferfes tableaux d’un petit nombre de figures , & fe faifoitune loi de rejetter tous les détails fuperflus, ne s’at*tachant qu’aux grandes parties qu’il finiffoit avecamour. Il entendoit l’art de bien groupper fes figures,de les draper avec (implicite, & il avoit l’art plusgrand encore de leur donner l’exprefiion, qui feulerend le fujet que toutes les autres parties de l’art nefont qu’indiquer. Plus fin que Rubens, il reflemble» jnieux