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puvrâges font d’une grande beauté ; fur tout les Pf&phêtés & les eqfans. Ils font très bien compofés déplafond ; la couleur éft belle & vigoureufe -, le deffirtJulie & fier. Les chairs des enfans font tendres ; les«demi-teintes font de la plus grande fraîcheur, & lesombres font fortement réparées des clairs, menfonge'qui produit un effet féduifant. La peinture à l’huileÎle fauroit avoir plus de force que ces frefques.
Le Guerehin n’a pas connu le choix de la plusbelle nature, ni à plus forte raifon la beauté idéale;Il n’eff pas non plus du nombre des maîtres qu’ondoive célébrer pour la nobléfle des figures, pour lâbelle manière de draper, ni pour l’expreffion , quoi-qu’il n’en ait pas toujours manqué. Mais il fubjuguepar la vigueur de fa couleur : elle éft brillante furles lumières, fraîche dans les demi-teintes, forte dansJes ombres. Quelquefois il a très bien coloré fanstomber dans le noir. Il avûit dans fa première rr.a-jnière un fort de couleur bleuâtre, & dans la fécondéun tort rougeâtre : quand il a obfervé le milieu entreces deux manières, fa couleur tirbit fur le gris. Scn*vent il eft admirable pat le caraélère de fes têtes , &Il n’â reffemblé dans cette partie ni aux maîtres quijr’avoient précédé , ni à fes contemporains. Son defiitilétoit hardi; fort exécution de la plus grande facilité.X)es religieux vouloient avoir uh père éternel poufle maître autel de leur églilfe : ils defiiroient qu’ilpût être pofé le jour de leur fête ; 8c ils ne s’adreiîerentau. Guerehin que la veiile. Il les fatisfit, & peignitcet ouvrage pendant la nuit à la clarté des flambeaux^■On peut admirer une fi prompte expédition -, mais ilfce fefoit pas fage de vouloir l’imiter. La peinttirç