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Tome quatrième.
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te Guerchin fit un très grand nombre d’ouvrages ,gagna beaucoup d’argent dont il dépenfoit la plusgrande partie en bienfaits , & jouit, de fon vivantmême, de la plus grande réputation. Il fut appellepar les rois de France & d’Angleterre , qui lui of-froient la qualité de leur peintre ; mais il refufa dequitter l’Italie, torique Chriftine , cette reine deSuède fameulê par fon abdication, paffa à Bologne,elle vifita leGuerchin , & prenant la main de l’artifteja Je veux toucher, dit-elle , cette main qui fait dç» fi, belles chofes »*

Le Guerchin avoit un trop grand nom , pour n’êtrepas chargé de faire un des tableaux de Saint Pierrede Rome. Il fit celui de Sainte Pétronille qui eftcompté entre fes ouvrages les plus renommés. On yadmire la force du deffin , la vigueur du coloris,3’intelligence du clair - obfcur & la richeffe de lacompofition.

Gn célèbre aufîi , dans la même ville que l’onpeut appeller la capitale des arts, le plafond qu’il apeint dans une des chambres de la Villa Ludovifr.Ce plafond repréfente l’Abrore. La frefque ne peutêtre pouffée à un ton plus vigoureux. • ■

Mais fon morceau capital efi le dôme de Plaifance.'La peinture y efb portée au plus haut degré qu’ellepaiife atteindre par la vigueur du coloris & l’effetde la machine. Cette coupole eft divifée en huit par-ties, & chacune repréfente un Prophète que des Angesaccompagnent. Au deffous de ces tableaux , il enrégne , en forme de frife , de plus petits qui repré-fentent des enfans, & plus bas encore font des fy-Jjilles Si des fujets du nouveau teffamenc. Tous, ces