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» Qu’il a fupérieitrement bien entendu l’effet de l’air» ambiant interpole entre les objets, pour en faire» ccnnoître les diftances Quelle école pour tout» arrifte qui veut étudier, dans les tableaux des trois» temps de ce maître , la méthode qu’il a fuivie>3 pour arriver à une aufîi excellente imitation de» la nature 1 Le porteur d’eau de Séville nous prouve» clairement combien ce peintre s’eft d’abord reftreint» à imiter la nature , en finiflant toutes les parties,» en leur donnant la vigueur qu’il a cru appercevoir» dans Les mod.èles, en faifant connoître la différence» efïentielle qui fe trouve entre les objets éclairés» & ceux qui l’ont plongés dans l’ombre ; mais» comme aufîi cette févere imitation de la nature l’a» fait tomber dans un ftyle qui n’eft point exempta de fechereffe Se de dûreté. ,- f
« Dans le tableau du feint Bacchus qui couronne
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» des buveurs , on remarque une touche plus faciles & plus fpirituelle, par laquelle il a imité la na-» ture, non- précisément telle qu’elle eft , mass telle» qu’elle nous paroît être. Ce pinceau libre & facile» fe remarque encore plus dans fon tableau de la forge» de Vulcain ; quelques-uns des forgerons offrent» une parfaite imitation de la nature.
a Cependant Vélafquez donna une idée plus jufte» encore de la nature dans fon tableau des fiîeufes ,» qui eft de fon dernier ftyle. La main de l’artifte» ne paroît avoir eu aucune part à, l’exécution de» cet ouvrage •, il femble créé par un a&e pur de la» volonté, & l’on peut dire que c’eft une produéliotia unique en ce genre. Il y a aufîi quelques portraits» de Vélafquez qui font dans ,1e même ftyle».