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Tome quatrième.
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au contraire , montra dans les commencëmens imatelle maladrcffe, que fes compagnons d’étude le nom-moient tête d’âne,- & cependant il eft: devenu un descélèbres peintres de l’Italie.

Il étudia à Rome, l’antique, Raphaël, Polidore,& ces études ne firent pas de lui un deffinateurLavant & profond ; il étoit dcfliné par la nature àcharmer les yeux ; non à fatisfaire ni la fcience nila raifort févère. Jeune encore, il étonna par un tableaude l’enlèvement des Sabines , & par une batailled’Alexandre. Son mérite fut bientôt connu du PapeUrbain VIII, qui le choifit pour peindre une chapelledans l’églife de Sainte-Bibienne. Un peintre nomméCiampelli , qui avoit alors quelque réputation, tra-vailloit dans la même églife , & ne put s’empêcherde regarder avec mépris un jeune homme qui avoitl’audace d’entreprendre un ouvrage public. Dès quele jeune homme eut commencé à opérer, le Ciampelline le regarda plus qu’avec envie.

Le iuccès de cet ouvrage lui procura le plafonddu grand fallon du palais Barberin. « C’eft peut-» être, dit Lépicié , la plus grande machine qui ait» été entreprife par aucun peintre. La richefle de la» compofition , la belle entente du clair-obfcur, &» l’union des couleurs en font le morceau le plus» parfait qu’on puiffe fouhaiter en genre de plafond :

» on croiroit qu’il a été peint dans un feul jour, 3cJ» avec le même pinceau, tant il y a d’accord. La» voûte femble percée aux endroits où le ciel paroît;

» & tous les ornemens qui fervent de cadre aux cinq» principaux fujets , imitent fi bien la fculpture ,

9 qu’on croiroit que ce font autant de' figures & d’or-

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