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point 1 l’efprit, elles offrent aux yeux un grand &pompeux fpeclacle; que dans les mouvemens menfoti-gers de les draperies, il a de beaux jets de plis, quoi-que fouvent ces plis foient trop ronds; que fon pin-ceau eft moelleux- & facile ; que fa couleur eft dumoins flatteufe, li elle n’eft pas toujours vraie, &qu’elle offre cette union agréable que les Italiensappellent vaghe\^a. En général fon deffin n’eft ni fortcorreél, ni d’un beau choix. Ses têtes manquent deïioblelfe; fouvent celles de femmes font ingénieufemenccoéffées. Ses détails ont le plus fouvent peu de finelfe ,& fes expreflions toujours peu de force. Il peignoittrès-bien à frefque , & donnoit à ce genre une vi-gueur prefqu’égale à celle de la peinture à l’huile.
Entre les cinq tableaux de ce maître qui font aucabinet du Roi , on diftingue celui qui repréfentela Vierge, l’enfatit Jéfus & Sainte-Catherine. C’eftla même compofîtion, & prefque les mêmes figuresque dans un autre tableau du même cabinet qui repré-fente Ste. Marine, au lieu de Sainte-Catherine, linrideau, fur un fond de payfage , fert à faire valoirles figures. Les têtes font très-agréables, les carnationsd’une grande fraîcheur , & le faire d’une grandemanière.
Ce tableau a été gravé par Rouffelet, & l’autrepar Spiere. Corn. Bloemaert a gravé, d’après les pein-’tures du palais Pitti, Vulcain dans fa forge, &.Mi-nerve préfidant à la culture des orangers.
(12,0) Jacques Stelia , de l’école françoife, néâ Lyon en 1596, eut pour père un peintre qui futfon maître, mais qu’il perdit des l’âge de neuf-ans.