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Fès ou convenables au fujet, & ï1 elles fàifoîent bienfen effet ce qu’elles dévoient faire. Les Grecs qui, pourïnénager l’attention, mettoient tout au plus à la foistrois perfonnages eh fcène dans leurs tragédies, tâ-'choient, par le même principe, d’épargner le nom-bre des figures dans leurs tableaux, & de leur donnertoute la perfe&ion dont ils étoiënt capables. Il femble,au contraire, que Pietre de Cortone & fes imitateursaient cherché à cacher leurs iihperfe&ions en multi-pliant les objets. C’eft le défaut des peintres qu’oitappelle à grandes machinés , & qui fe font jettes dansle ftyle théâtral. Raphaël avoit prouvé , longtempsauparavant, qu’un efprit fage & réfléchi peut évitercet écueil, même en multipliant le nombre des figures*.On voit que, dans fes plus grande» ordonnances *îl s’eft toujours renfermé dans le ftyle vrai qui eftl’oppofé du ftyle théâtral.
M. Cochin accufe le comte de Caylus & les ama-teurs rjgoriftes d’avoir cherché à établir l’opinion quePietrë de Cbftone a perdu la peinture. Mais Mengsqu’on ne confondra point avec les amateurs , & qu’on,he peut refufer de reconnoître au rhoins pour un artiftétrès-diftingué , & pour un homme qui penfoit avecjufteffe & profondeur, dit que le Cortone à renverfétoutes les idées de l’art en Italie , en négligeant l’étude• des grands principes fondés fur là raifon ; principesqui, jufques à fan temps, avoiene fervi de fonde-mens à la peinture, & en fe bornant uniquement àeompofer pour féduire les yeux des fpe&ateurs,
£)n avouera d’ailléurs que ce peintre avoit unemanière large & facile -, que fes ordonnances ont 'quelque chofe d’impofant, & que fi elles ne parlent
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