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(12,3) André Sacchi , nommé quelquefois Ait*dreuccio , de l’école Romaine, naquit à Rome enx 599, reçut les premières leçons de fon art de fonpère , qui étoit peintre , paffa dans l’école de l’Al-bane, devint bientôt le meilleur de fes élève:, & lefurpafla lui-même pour la partie du deflin. Il avoitdéjà de la réputation , 8 c voyait fes tableaux recher-chés avant d’être forti de cette école. Peintre facile ,il ne fut pas très-laborieux ; fon goôt pour la fociétél’arrachoit fouvent à fes travaux. Il auroit eu plusd’amis entre les artiftes , s’il avoit eu pour eux plusd’indulgence . mais jaloux de leurs talens , il lescritiquoit avec dûrcté , & afFedoit d’entretenir peude commerce avec eux.
Sacchi avoit une manière large & hardie, imdeflin vrai , quoiqu’on y reconnût peu d’étude del’antique , une compofition agréable. Plus aimableque correft , plus frais que vigoureux dans fa cou-leur , plus léger que favant dans lejetdes.draper.es,11 plaît par la vérité de fon ityle, & par un air delimplicité qui féduit,
Mengs le met à peu-près au même rang que Pietrede Cortone ; ce n’eft pas le compter au nombre desprinces de l’art, mais c’eft lui donner au moins unrang difHngué. Il lui reproche de n’avoir, pour ainfldire, fait que des ébauches , en indiquant feulementles chofes , fans leur donner un caradère décidé.
Un artifle d’un goôt délicat , JH. Cochin , le croitcapable de donner aux peintres une utile leçon, &de leur apprendre l’art d’accorder & de rompre lesombres, pour donner au tableau le charme intéreiTantde l’harmonie, » On voit, dit-il, dans fes ouvrages ,