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Tome quatrième.
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ïés fâifott ébaucher , & les terminoît avec peu d’ou-vrage. Ce ne font point ces tableaux faits à la hâtaqui lui ont mérité fa haute répura'ion.

Si l’on ne place pas Van - Dyck , confidéré cornuspeintre d’hiltoire, au 'même rang que Rubens, onavoue qu’il l’a furpafle par la déîicatelfe des teintes,par la belle fonte des couleurs , & qu’à tout pren-dre , il l’a quelquefois égalé. S’il n’avoit pas la mêmafougue, la même abondance de génie , il avoit des«xpreflions plus fines, un mjilleur caraélère de deflin ,plus de vérité dans la couleur. Far la réunion desbelles parties qu’il poflcdoit, il amoit peut-être furpafle&n maître , s’il n’avoit pas été trop louvent diftraitdu genre de l’hiftoire qu’il peignoit d’un très grandgoût.

Confidéré comme peintre de portraits, on ne peut-lui refufer le premier rang après le Titien : encorele Titien ne conferve-1 - il cette fupériorité que poufles têtes ; car Van Dyck l’emporte par l’élégance de»àcceffoires. Il les exprimoit avec la plus grande vé-rité, mais en confervant toujours la plus grande ma-nière : il accufoit le caraélère de tout ce qu’il vouloirrepréfenter, fans tomber dans cette manoeuvre froidequ’on a cru quelquefois appartenir au genre du por-trait , comme fi tous les genres ne fe propofoienrpas également l’expreflion des apparences de la na-ture. Ses attitudes font toujours fimples , & elles plai-fent toujours , parce qu’elles font naturelles. On fentqu’il y a dans les têtes autant de vérité que d’art :elles vivent , elles expriment. On ne peut fe laflerd’admirer la collection des artifies de fon temps doncil s’elt plu à faire gratuitement les portraits j hosa-