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mage qu’il rendoit à l’art en perpétuant les traits drceux qui l’honoroient. Quelques uns ont été gravésà l’eau-forte par lui-même ; les autres, par les plushabiles graveurs du temps.
Le cabinet du roi renferme huit tableaux d’hiftoirede Van-Dyck & un grand nombre de portraits. LeSaint Sébaftien , finement peint & defîiné , fuffic pourrendre témoignage aux talens de l’auteur.
Le tableau de Saint Anguftin en exftafe a été gravépar P. de Jode : le couronnement d’épines, admira-ble compofuion, par Bolfwert; Jéfus élevé en croix,par le même. On connoît le pinceau de Van-Dyck,& ces compofitîôns fufïifent pour prouver qu’il a plusd’une fois égalé Rubens. ' “
M. Defcamps, dans la vie de Van-Dyck , indiqueles fujets de foixante & dix - fept tableaux d’hiftoirede ce peintre qui en a fait bien davantage. On faitque tous les tableaux de fon bon temps font bienterminés, & le grand nombre de fes ouvrages prouvequ’un fini convenable n’exclut pas une manœuvrefacile , & eft bien différent du léché. ,
(125) Jean Méei , qu’on prononce & que mêmeon écrit fouventMz'eZ, appartient à l’école Flamande,puil'qu’il eft né en Flandre , en 1J99 , & qu’il eutpour premier maître Gérard Seghers, peintre Fla-mand. Il avoit déjà fait affez de progrès dans cetteécole, lorfqu’iî partit pour Rome, où André Sacchile reçut aa nombre de fes élèves , & l’employa bien-tôt à fes propres ouvrages. Il ne tarda pas à s’ert re-pentir. Le jeune Méel avoit un penchant naturel pourJe genre qu’on a bientôt après appellé bamboehad?,