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ou de cuivre, il employoit le marbre & l’agathepour fervir de fonds à de petits tableaux qu’il finiffoitavec amour.
Il terminoit fes ouvrages avec le plus grand foin -,fa couleur eft belle , douce & très fondue, quelquefoisun peu grife. Son pinceau eft moelleux , mais leslinges & les draperies tombent quelquefois dans latnolleffe. Il tien: de l’école des Ganaches. Ses têtesde femmes font agréables & ont de l’expreflloh ; fou-vent celles d’hommes n’ont pas aflez de caraétère ;en quoi il femble tenir du Guide qu’il s’étoit plu àétudier. Sa compofition eft un peu froide , & il a peud’efprit dans la touche. Capable de deflincr correéie-ment, il a fait de très belles figures, quoiqu’il foitquelquefois tombé danÿ de grandes incorreélions. Ileft mort à Rome en 1670, à l’âge de foixante Scdix ans.
Il y a au cabinet du roi deux tableaux de ce maî-tre : un déluge d’un beau fini, vigoureux de couleur& correct de deflin : un mariage de Sainte Cathe-rine , d’une belle harmonie , & dont les têtes fontd’une grande beauté.
Le premier a été gravé par G, Edelinck ; le fécond ,par J.. Scotin.
(117) Le Valentin, de l’école Françoîfe, né àColomiers en Brie en 1600, fréquenta quelquetemps l’école du Vouet ; mais comme il la quittapour aller à Rome avant d’être fort avancé , & qu’ilne fortit plus de cette ville, on pourrait le compterentre les artiftes de l’école Romaine. Il eut l’honneurd’être choifi pour peindre un des tableaux de la ba-Teme IV. B b