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dé fês tableaux, fc quand il approchent des pfeittiéB|>lans, il forçait Tes ombres toujours larges, commeï’il eût fait fes études en plein foleil.
Il defiroit toujours de retourner à Rome, 8c retenuà Turin par les bienfaits du prince , on croit que céfut le chagrin qui lui donna la hiort en 1664, à l’âgéde foixante & cinq ans.
On voit au cabinet du roi deux tableaux de cëpeintre ; l’un repréfente une halte de camp , l’autredes buveurs*
Il a gravé lui-même à l’eau-forte un pâtre jouantde la cornehtufe. Daullé a gravé d’après lui une chaffeà l’oifeau , & G. Vallet une Alfomption.
( xi 6) Axexàmbré TtTRCHi* âit AlèxândtiŸéronefe , & quelquefois auflï appelle l’Orbeuo ,parce que né dans la misère, il fut réduit dans fortenfance à conduire un aveugle, naquit à Vérone eii1600. Il appartient à l’école Vénitienne. Il prît d’a-bord pour modèle le Correge, tâcha d’imiter le Guidépour les têtes * 8c alla enfuite étudier à Rome des maî-tres plus févères , cherchant à aflbcier leurs grandsprincipes aux charmes des peintres Vénitiens & Lonubards. Il étoit exaél à confulter la nature ; mais onallure qu’il ne faifoit aucune efquiffe de fes com-pofîtions, & qu’il plaçoit les figures les unes à côtédes autres â mefure qu’il avançoit. Peut-être avoic-31 la faculté de concevoir dans fon efprit toute l’or-donnance de fa machine, 8 c de la fixer dans fa mé-moire comme s’il l’eût tracée fur le papier. Il a faitde grandes compofitions & un plus grand nombrede tableaux de chevalet. Quelquefois au lieu de toile