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refia deux ans à Rome; mais c’étoit à Vcnife qu’ifdevoir trouver l’aliment convenable à fon génie. Aucharme que lui firent éprouver les grands maîtres decette école , il fentit que c’étoit principalement àJa partie de la couleur qu’il étoit appelle par la na-ture , & elle devint le principal objet de Ton étude.Il en reçut la récompenfe, 'quand il vit les Vénitiensrechercher eux-mêmes les tableaux.
La France, au retour de Blanchard , fut étonnéede voir un colorifle né dans fon fein ; on le nommaJe Titien François. Comme chacun defiroit avoir defes tableaux , il r.’eut pas le temps de faire beaucoupde grands ouvrages , & fi l’on excepte fes deux ta-bleaux de Notre-Dame , & deux galeries dont l’unene fubfifte plus 8 c l’autre efr celle de l’hôtel de Bul-lion , on ne connoît de lui que des tableaux dechevalet, dont le plus gtand nombre repréfente desVierges & des Saintes-Famiiles.
Il ne nianquoit pas d’agrément dans fes têtes quoi-qu’il les fît trop reflemblantes entre elles. Son deflïnavoit de la pefanteur ; il fi.ffir de. dire que fouventil finition une figure en quelques heures, pour annon-cer qu’il avoit peu de correction : mais ce qui man-quoit à la pureté des formes , étoit en quelque forteféparé par le beau coloris des chairs. Confumé parl’exçeflive vivacité du travail , il mourut à Paris àl’âge de trente-huit ans en 1638*
On voit de ce peintre deux tableaux à Notre-Dame ;l’un repréfente Saint André à genoux devant la croix,$c l’autre la defcente du Saint-Iifprit.
Ce dernier tableau a été gravé par Regneffon. Cor,Bioetpaerc a gravé la chaftetç de Jpfçph ; P. Parer,