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juficfle des obfervations , qu’à fes difpofitions natu-relles , il n’opéroit point avec facilité, 8c paflbitfouvent plufieurs jours à détruire 8c à refaire ce qu’ilavoit commencé. Élève de la nature , il n’avoit pasd’autre inftruélion , n’avoit rien lu , & favoit à peineligner fon nom. Mais il étoit profondément lavant dansla partie de l’art qu’il profeiToit; Sandrart rapporte ques’étant promené plufieurs fois dans la campagne avecle Lorrain, cet artifte lui faifoit obferver, mieux quene l’auroit fait un phyficien, comment une même vuechange d’effet & de couleur, fuivant les divers inftansoù elle reçoit la lumière , & fuivant qu’elle efi:hume&ée de la vapeur du foir , ou de la rofée dumatin. Sa couleur efi fraîche , fes teintes vraies ; lesfeuilles de fes arbres femblent, dit Sandrart, êtreagitées & bruyantes. Il empruntoic ordinairementune main étrangère pour peindre les figures dont ilvouloit orner fes payfages. Ce très habile artifte eftmort à Rome en i(S8z, âgé de quatre-vingt-deux ans.
Le roi poffède un allez grand nombre de tableauxde ce maître , entre lefquels on admire un port demer avec un foleil couchant. Il a gravé lui-mêmeplufieurs de fes ouvrages à l’eau-forte , & le cîair-obfcur n’efl: pas moins furprenant dans fes efiampesque dans fes tableaux. Vivarès a gravé, d’après cepeintre , la vue d’une campagne d’Italie, le matin&c : Woollett un facrifice antique.
(119) Jacques Blanchard , de l’école Fran-çoife , né à Paris en 1600, reçut de fon oncle , pein-tre obfcur, le goût & les premières leçons de la pein-.ture. Il pafTa en Italie à l’âge de vingt-cinq ans, 8s