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les églifes ou les hôtels-de-ville, ne font pas fortisde la Flandre.
Ses maîtres font inconnus; il leur dut moins, fansdoute, qu’à fes difpoütions naturelles & à fes études:mais on fait qu’il fe fit eftimer, dès la première foisqu’il fe fit connoître. Les applaudiffemens qu’il reçutne l’avcuglerent pas fur ce qui lui manquoit encore-plus éclairé que fes admirateurs , il voyoit loin delui le but auquel il fe propofoit d’atteindre, & pourmarcher plus sûrement dans la carrière ouverte par lesgrands maîtres , il entreprit le voyage d’Italie. An-nibal Carrache fut le maître qu’il fe propofa pourmodèle , & il l’imita d’affez près pour étomier lesItaliens. Il avoit l’art de fé transformer en quelqueforte dans les artifies qu’il prenoit pour objets d’imi-tation ; dans fa jeunette , c’étoit Rubens qu’il s’étoitchoift pour modèle , & il avoit fait des Rubens : enItalie, il fit de Carraches. Quand l’âge de l’imitationfervile fut patte , quand il voulut être lui-même, illui relia une manière compofée des grandes qualitésdu peintre de Bologne & de celui d’Anvers. Sa cou-leur eut l’éclat de celle de Rubens ; fon deffin tintdu goût du Carrache , mais il fut moins chargé.
De retour dans fa patrie , il fut chargé des plusgrandes entreprifes. Il étoit frais dans les chairs, mais,on lui reproche d’avoir trop peu rompu fes couleursdans les draperies : cependant il n’avoit pas toujoursce défaut , & l’on connoît de lui des tableaux de laplus belle fonte. Il en a fait aufli dans lefquels onne peut rien diflinguer de près & qui de- loin fontun effet admirable. Il entendoit bien la partie du clair-obfcur, jettoit bien les draperies, étoit noble daÿ