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fes attitude? , ftmple & ingénieux dans les acceffoires.A l’exemple des g "ands maîtres , il compofoic fes fu-jets d’un petit nombre de figures , regardant commeinutiles, &: môme nuilibles à l’objet principal, cellesqui n’étoient pas néceffaires. On ne connoît de luid’autres tableaux de chevalet que des efquifles trèsheurtées. Il n’avoic pas le talent de peindre le pay-fage ; quand il étoit forcé d’en introduire dans fescompofitions, il recouroit à des mains étrangères ; maisautant qu’il le pouvoit, il donnoit à fes tableaux desfonds d’archite&ure. Il ne réufiiffoit pas moins biendans les portraits que dans l’hiftoire , & fes por-traits eux-mêmes tenoient à ce dernier genre; c’étoientdes compofitions & non de fimples imitations indivi-duelles. Son chef-d’œuvre en ce genre eft dans unedes falles de la jurifdiélion de Bruges ; il repréfent»les Magiftrats condamnant à mort un criminel à quion lit fa fentence. On remarque que cet artifte afait des progrès jufqu’à la fin de fa vie ; il eft mortvers fa l'oixante & dixième année en 1671.
M. Defcamps donne la defcription d’un ouvrage dece maître qui fe voit à l’abbaye de Saint Tron , oùfa fille étoit reiigietife. » Le fond du chœur eft une» muraille unie, fur laquelle il a repréfenté un beaub portique à l’entrée d’un temple ; ce portique oc-b cupc toute la hauteur du mur : l’entablement eft:» foutenu par quatre colonnes de marbre blanc; le relieb de i’architeélure eft de marbre blanc & noir, avecb des ornemens d’or : les profils & les formes de cetteb arçhiteâure font admirables. L’entrée du templeb eft mafquée pat un rideau noir qu’ouvre un jeuneB homme, $c le jeune homme eft le fils de Van üoft.