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ïrois ans la vie de Saint Jean de Matha dans l’églifedes Mathmins ; mais fes tableaux ont été entière-ment repeints , & il ne refce plus que la compofi-tîon de l’auteur. Il fe diftinguoit dans l’hiftoire ,mais fon goût le raiiienoit toujours à peindre depetits fujets. Il cft noble dans le grand , piquant &tyirituel dans le petit. Son génie étoit fécond , fespenfées élevées , fon deffin encore moins corred quecelui de fon maître, fa couleur moins belle, fonclair-obfcur non moins rempli d’intelligence. Il gravoitbien à l’eau - forte , & a donné lui-même l’hiftoirede Saint Jean de Ma.tha qu’il avoit peinte , & quel*ques tableaux du Primatice.
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(141) Anne Marie Schüürmans, de l’école Hol*landoife, né àUtrechten 1607, mérite d’être comptéeau nombre des enfans prodigieux. Elle parloit latindès l’âge de fept ans , 8c à dix ans, elle traduifoiten allemand & en flamand plufieurs traités de Sene>que. Ses progrès dans la langue grecque ne furentpas moins rapides. Elle fut élève de Voffius pour lalangue hébraïque. Elle a écrit en vers & en profedans la plupart des langues favantes & vulgaites. Ellepolfédoit la fcience de la mufique , jouoit bien duluth , touchoit bien du clavecin. Elle a peint ; elleà gravé à l’eau-forte , au burin & fur le cryftal avecune pointe de diamant. Elle a fculpté en petit & mo-delé en cire. Ayant adopté les opinions religieufesd’Abadie, elle le fuivit à Altona , & y mourut en1678, âgée de foixante & onze an^ On a fon portrait!grayé par elle * même.