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Tome quatrième.
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(Ï41) GerARd Terburg, de l’école Hoilandoife ,né en 1608 à Zwol j dans la province d’Over - Mel *fut élève de fon père. Il avoit déjà de la réputationavant de faire le voyage d’Allemagne & d’Italie, 8cen effet d’après lé genre qu’il adopta ^ & la manièredont il l’a traité, on rie voit pas que l’étude deschefs-d’œuvre de l’Italie ait pu lui 'être fort utile*Le fini précieux de les ouvrages les fit rechercher, &ril étoit déjà aflez riche, lors du.congrès de Munfter,pour y paroître avec magnificence. Le tableau où ilrepréfenta tous les minifires de ce Congrès eft' re<-gardé comine fon chef-d’œuvre. Ii paffa enfuite enEfpagne où le roi le fit chevalier , & où toutes lesdames voulurent avoir leur portrait de fa main : maisle peintre étoit d’une figure & d’un efprit agréables ;la jaloufie des maris l’obligea de quitter ce royaume.Il s’établit à Deventer, & devint bourg-meftre decette ville fans abandonner fon art. Il y mourut en1681 , âgé de foixante & treize ans»

Ce n’efi;'point la beauté du deflin qui fait recher-cher fes ouvrages ; il n’eft ni élégant ni correft ; maison y aime un foin, une propreté, que l’on prend poufle fini, & qui doit en être diftinguée : car on peuten effet finir bien davantage, fans tomber dans cettemanière léchée. On peut voir des ouvrages de grandsmaîtres qui femblent heurtés, 8c dont les têtes 8c leshiains font réellement plus finies que dans les tâbieaulcde Terburg. Son pinceau a quelque chofe de pefant;mais il rendoit bien les étoffes & fur tout le fatiftblanc , & il thauvoic toujours le moyen d’en intro-duire dans fes ouvrages , ce qui devient en quelqueforte fon cachet, & ce qui fert à le faire reconnoîtré^

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