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Bologne, qui repréfente St. Antoine de Pade baifantles pieds de l’Enfant-.Téfus. On retrouve même dans festableaux inférieurs, une belle manière & un pinceaumoelleux. Cette femme fi rare fut empoifonnée , 8 cfon père ne put lui furvivre.
F. Bartolozzî a gravé, d’après cette aimable artifte ^un enfant nud & endormi ; & Vithe, Cupidon brû*lant les armes de Mars.
(146) Adrien van Ostade femble devoir appar-tenir à l’école Allemande par fa naiffance dans la villede Lubeck en 1610; mais la Hollande a fitoit dele revendiquer, puifque ce fut à Harlem qu’il reçutfon éducation pittorefque. Il fut élève de FrançoisHais, & compagnon de Brauwer : ce fut lui quiavertit ce dernier de fés talens, & qui lui infoirale courage de fecouer le joug d’un maître avare,.
Oftade a toujours réfidé à Harlem ou à AmftcrdanuIl avoït une grande intelligence de clair - obfcur,une couleur chaude, vigoureufe & tranfparente , unpinceau flou , un deffin du plus mauvais choix, &qui ne devient fupportable que fous les habilleraens.dont il revêt fes figures. Il ne s’oceupoit point del’art des grouppes , & difperfoit les figures dans festableaux. On y voit, par exemple , un homme deboutdevant une cheminée , un- autre affez loin dé là quî-fume fa pipe. Cela eft bien loin des règles clafiïquesde la compofition , ruais c’eft la nature. Dans un fujetthiftorique la nature imfpire à l’art de rapprocher, degroupper les figures qui- s’intéreitent à ce fùjet ; dansdes tableaux pris dans la vie commune , lorfqu’on n®-fuppofe aucun fuj>?r qui- intêreffe tes figures qu’on jp
C. a iy