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parler du goût de certains amateurs Flamands, quife contentoient d’orner leur cabinet d’un l’eul tableau,mais qui vouloient que ce tableau renfermât le plusgrand nombre qu’il étoit poffible des objets qu’offrela nature. C’eft, dit jVI. Huber , pour contenter unde ces amateurs, que Goeimar a repréfentc, dansun grand tableau , Jéfus-Chrifi chez Marthe & Marie.La i'cène eft dans une grande falle : dhm côté eftla cuifine , de l’autre le garde-manger. Le tout eftrempli de toutes fortes de fruits, de légumes, deviandes cuites & crues, d’animaux vivans 8 c morts,de vafes & d’uftenfilea de toutes les efpéces de mé-taux. On voit aulïi de femblables tableaux en HoWlande. Ce qui fembîe prouver que celui de Goehnarn’ércir. pas méprilàble du côté de l’exécution , c’eftqu’il a été gravé par le célèbre Boüwert.
(145) Georges-André Sirani , de l’école lom-tbarde, rré à Bologne en i6jo , fut élève du Guide,& doit être mis au nombre des peintres agréables.Il a gravé lui - même à Feau-forte quelques-uns defes tableaux, & entr’autres, Saint-Jérôme en médit,tation. Il eft more en 1670, à l’âge de fbixante ans,Ce font les talens de fa fille , encore plus que ics liens,qni ont rendu fon nom célèbre.
Elisabeth Sirani mérite un-e place diftiriprêeentre les peintres d’hiftoire. Son défini étoit beau ,fa manière ferme, fes têtes gracieufès , fes ombresfortement frappées; elle avoit une belle couleur, &fe dîftinguoit par l’agréable fraîcheur de fes demi-teintes. Tçlles font les qualités que l’on remarquedans fon tableau <j° l’égllfe de Saint --Lcqnard , à